Frédéric Chouraki, Ginsberg et moi

 

Frédéric Chouraki a trente-six ans. Avec Ginsberg et moi, il signe un roman très enlevé, anticonformiste et attachant, qui est aussi un vibrant hommage à la culture beat.

Paris, années 90. Simon Glückmann est gay, il a grandi et vit dans le Marais. Prédicateur stagiaire à la synagogue du Temple, pigiste intermittent pour une revue féministe radicale, il écume les lieux de débauche entre deux carpes farcies avec amour par sa mère. Son cœur sec est tiraillé entre sa colocataire, Chardonnay, évanescente institutrice en mal d’enfant, et Samuel Rosenblatt, comédien rouquin amoureux de Woody Allen.

Sa vie bascule à la faveur d’une rencontre improbable avec Allen Ginsberg, le poète de la beat generation, dans un sauna spécialisé. Ensemble, ils ne tardent pas à former le couple à la mode dans le Marais. Mais le barde aux faux airs de messie défroqué est-il à la hauteur de sa légende ? And the Beat goes on ? S’ensuit un curieux marché de dupes où l’on croit possible de troquer une jeunesse stérile contre les oripeaux du mythe. Pour Simon, c’est l’occasion d’un roman d’apprentissage pas très catholique sur un joyeux air de klezmer. Mazel tov !

Éditions du Seuil, Collection Cadre rouge

EXTRAIT : 

« Simon se plonge sur sa table des Sephiroth, les dix émanations divines de l’Éternel répertoriées par le canon de la mystique juive. Il est fasciné par celle de Tiphéret, la beauté, qui lui semble, parmi la somme des attributs divins, le principal sésame pour manipuler les hommes. Il calme un début d’érection et se décide à passer sous la douche. Il est maintenant prêt à effacer la trace de son amant de l’aube.

Seize heures. Les orteils en éventail, il échafaude des chimères de romance éternelle avant de renouer avec sa vraie nature. En observant son sexe court et épais dont le galbe évoque le dos d’un reptile, il soupire : «Tant d’investissement pour une misérable saucisse apéritif ! »

© Éditions du Seuil

Frédéric Chouraki est né à Paris en 1972. Féru de tennis féminin, de mystique juive et de littérature anglo-saxonne, il étudie le journalisme avant de satisfaire son goût du voyage. Il séjourne quelque temps en Angleterre, enseigne le français en zone sensible, pige pour des revues de cinéma et réalise aujourd’hui des reportages sous des latitudes plus exotiques

Bibliographie

Aux éditions Le Dilettante :

Aux antipodes, 2001.

Ces corps vides, 1999.

Jacob Stein, 2002.

Chez d’autres éditeurs :

Ces corps vides, J’ai lu, 2002.

L’Hôte, Fayard, 2007.
Ginsberg et moi, Seuil, 2008.

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Une Réponse to “Frédéric Chouraki, Ginsberg et moi”

  1. oui, bon… c’est vrai que le début est drôle et très enlevé… mais peu à peu, ça part en couille… il ne faut surtout pas oublier que ginsberg est mort en 1997 et chouraki écrit comme si internet existait depuis toujours… myspace ayant été créé en 2003, ça coince… du coup, toute la fin s’enlise à n’en plus finir… et le roman s’achève en queue de poisson…
    dommage… sincèrement, parce que le style est vraiment bon.

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